Salvador de Bahia
Par Eli et Mat le dimanche, novembre 25 2007, 15:09 - Brésil - Lien permanent

Aaah Bahia ! La ville où la musique ne s'arrete jamais ! C'est la ville Noire du Brésil, tout est particulier, la culture, la cuisine, les gens, l'architecture... mais où évidemment la pauvreté et ses fils la violence et la drogue font partie du quotidien.

Le Pelourihno, le quartier colonial et touristique de cette grosse ville de 3 millions d'habitants, constituait autrefois le coeur du commerce d'esclaves. Le nom désigne le poteau où l'on attachait les esclaves pour les fouetter, activité légale jusqu'en 1835. Aujourd'hui, c'est Eurodisney avec ses boutiques de souvenirs.

Il faut avouer que le jour de la fête de Bahia, c'est bien joli et pittoresque. Toutes les bayanaises portent leurs tenues traditionnelles et sont bien fières de leur culture. Dans la ville même, des "camions concerts" circulent avec leurs haut-parleurs énormes et l'orchestre sur le toit !

On est arrivés en même temps que les bateaux de la Transatlantique. On a aussi réussi à se faufiler sur les pontons pour voir ces formules1 des mers.
Un pote nous introduit à la puissance de la musique de Salvador (avis aux potes: du reggae à tous les coins de rues !), et nous emmène même dans un studio où il travaillait sur un projet de musique en yoruba (la langue du Candomblé, le culte orthodoxe importé d'Afrique) . Grâce à lui, on a pu s'immiscer (très brèvement à la tombée de la nuit) dans une favela, on se sentait tout petits !

La religion est très présente au Brésil, sûrement un des pays les plus catholiques du monde. Les évangélistes sévissent et n'ont pas honte d'afficher leurs richesses accumulées grâce aux fidèles qui vivent dans des conditions misérables.

On s'est échappés quelques jours sur l'île paradisiaque de Boipeba. Dépourvue de voitures, on circule de plages désertes en plages désertes à cheval ou en tracteur. Certaines collines donnent des points de vue saisissants sur la forêt tropicale, malheureusement le mauvais temps nous a rattrapé et quelque peu gaché notre séjour.
On décide de raccourcir notre itinéraire au Brésil, les distances sont énormes et les transports beaucoup trop chers. Pour continuer avec des combis VW, il nous faudrait plusieurs mois...