Distrito 8
Par Eli et Mat le samedi, juin 30 2007, 10:58 - Bolivia - Lien permanent

Grâce aux connaissances des étudiants en tourisme de Sucre, on choisit de faire une excursion dans les environs de la ville, la zone Distito 8, appellée aussi J'alqa comme le tissu qui y est conçu. On est partis 5 jours en randonnée dans les montagnes, brèches, rivières et petits villages, accompagnés de deux joyeux lurons étudiants : Pepe et Beimar !

Pour se rendre au point de départ de la randonnée, on prend l'unique moyen de transport dans cette région aux chemins de terre : le camion ! La benne est bondée de villageois qui se rendent à la capitale pour vendre ou acheter leurs marchandises ! Ainsi, on s'installe entre les sacs de farine, les tôles, le bois de chauffage...


Première action avant de marcher : l'offrande à la Pachamama, chacun d'entre nous verse quelques gouttes d'alcool aux 4 points cardinaux, "por que nos vaya bien" ! Chacun la joue gonflée avec la boule de coca, nous voilà lançés !

Nos deux compères connaissent plusieurs familles sur le chemin, ce qui nous a permi de souper chez les villageois, de partager quelques discussions autour du feu. Pas toujours facile, car leur langue est le quechua, bien que la plupart parlent castillan. Quand il s'agit de partager un verre d'alcool (aïe, pur phamarcie 96ºC avec du Tang) ou de chicha (une boisson laiteuse à base de maïs) alors la langue est universelle !

On a pu voir des peintures rupestres, d'environ 2000 ans qui représentent des personnages étranges. On se laisse dire qu'il s'agit d'extraterrestres, car les indigènes ont toujours représenté ce qu'ils voyaient et rien d'autre.

Les paysages sont magnifiques, on se trouve sur une zone où deux plaques tectoniques se chevauchent, cela donne des mélanges de couleurs impressionants (rouge de la terre, vert du granit, blanc du souffre...) et des reliefs comme le chocolat de la pub Kinder. On a aussi pu voir des empreintes de velociraptor focilisées et des chutes d'eau vertigineuses !


Sur le chemin, on croise des gens adorables, bien qu'ils soient relativement fermés aux étrangers. On offre des crayons et des cahiers aux enfants, des feuilles de coca aux anciens, et le contact se fait naturellement. On a pu être invité chez un garde, qui est chargée de la justice communautaire des 100km à la ronde, une personne très importante dans l'ayllu, la province Inca.

Cette randonnée nous a permi d'entrer en immersion avec les autochtones, de découvrir leur mode de vie, quelques unes de leurs coutumes, de leur art, de leurs légendes et histoires...
