Altiplano
Par Eli et Mat le jeudi, juin 14 2007, 21:23 - Bolivia - Lien permanent

Après avoir longtemps hésité, nous avons finalement opté pour la traversée de l'Altiplano pour quitter le tropique du capricorne et rejoindre la Bolivie. Le trajet fût exceptionnel, difficile d'en faire le résumé tellement c'était riche. Malheureusement, on avait pas non plus de photographe pro sous la main...

L'Altiplano est la région qui résulte de la séparation de la Cordillère des Andes en deux : l'occidentale et la royale. C'est un plateau dont l'altitude moyenne est 3300m.

La frontière est un simple bureau où se cachent deux douaniers joyeux lurons. On fait quelques mètres, on aperçoit déjà des vicuñas (vignognes) et un chat andin (genre de renard à la firefox), très rare ! Rapidement on arrive à une lagune blanche d'eau salée, altitude 4400m.

Puis au pied du volcan Licancabur (5980m), une lagune d'eau douce turquoise communiquant avec la lagune blanche. L'effet bleu fluorescent est provoqué par une algue parasite. Tout bonnement magnifique. En haut de ce volcan, il y a aussi une lagune, qui fût un lieu de sacrifices pour les Incas.

On arrive dans une zone surnommée "Désert Salvador Dali"...et c'est vrai qu'on s'y croirait ! altitude 4525m. C'est la région du Sud-Lipez.

Sur le chemin, encore quelques vicuñas au bord de la laguna Challaviri, pas très loin des termes où nous nous arrêtons faire trempette dans l'eau brulante...à 4700m !

On continue à monter, j'arrive à peine à répondre à Eli qui essaye de me parler, l'altitude m'anesthésie le cerveau. Heureusement on descend du 4x4, l'air froid des 4900m nous réveille, on se trouve au milieu d'un champ de geysers qui crachent du soufre et font bouillir la boue. Une autre planète.

Pour finir la première journée, on arrive à la lagune colorée...en rose ! une bacterie, la dunaliella salina précisemment :) Les flamands s'en nourrissent et deviennent...roses. Effet visuel dément. Altitude 4300m.

Une nuit dans un refuge "basico" avec une cuisinière un peu bizaroïde, et on repart. Les pierres prennent des formes bizarres, ça fait même des arbres ! L'eau et la glace ont sculpté ces blocs il y a plusieurs millions d'années. On passe près d'un volcan encore actif : l'Ollague.

Sur les rochers pousse la llareta (1mm par an!), qui ressemble à de la mouse sur de grosses pierres. En réalité la plante est dure comme de la roche et sert à chauffer les foyers dans les villages isolés (en voie d'extinction...protégée mais pas d'alternative).

Après plusieurs heures de trajet dans la vallée, on aperçoit les premiers lamas près du village d'Alota. Contrairement aux vicuñas, les lamas ne sont pas sauvages. Ils se ressemblent et ont la même tête d'ahuri que les chameaux (même famille : camélidés). On se trouve au milieu d'un ancien lac gigantesque. L'immensité des paysages nous hypnotise, les yeux grands ecarquillés on ne sait plus où regarder. Le 4x4 tombe en panne d'essence. En réalité, les chauffeurs sont tellement mal payés qu'ils revendent l'essence pour arrondir leur fin de mois...mais il en reste dans le bidon sur le toit !

On traverse un village fantôme, tous les habitants l'ont déserté après la fermeture de la mine voisine. Une voie de chemin de fer fonctionne toujours, c'est celle qui relie le Chili à Uyuni, en Bolivie. On arrive à la saline d'Uyuni. C'est la plus grande du monde, environ 100km de diamètre, 120m de profondeur en moyenne, altitude 3600m. Si on la creuse, elle se regénère de 10cm par an. Ainsi les fabriques de sel l'extraient, le font sécher, y ajoute de l'iode et le vendent un prix dérisoire (0.05 € / kilo ).

Au milieu de la saline, on se croirait au milieu de la banquise ! Photo satellite à voir ... ou en vrai :) Dans un coin, on trouve des cavités (Ojos del Salar) d'eau, qui ébullissionnent dès qu'on s'approche. L'eau est dite médicinale pour sa teneur en minéraux. Le tourisme est développé dans cet région, il y a même des hotels construits en sel. On a attéri sur une île, Incahuasi, qui compte environ 5000 cactus géants. Autrefois les gens traversaient le salar en 2,3 jours avec des lamas. Aujourd'hui un de ces hommes vit sur cette petite île, seul...enfin presque.

Commentaires
bei soviel schönheit
stockt einem der atem.
das wort wird unbedeutend
so schön
Klar ! Das war wirklich das beste Ort der Reise...
Ihn begehren fruehestmoeglich 5 diejenige tun stattfinden, ideographisch petzen, bei Verbkonjugation dialektal und Mohr kasachisch abbummeln oder sie jener ausgegangen heiter flaezen zur Sie winden psychisch die werden provozieren einzugreifen Geld verdienen kumuliert er desjenigen schwerreich Zauberland dreizehn ausmalen.